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lundi 28 mars 2011

SICK AS A DOG !!!


Raaaahhhhh !! Heeerrk !! Ppsshuuut !! Aaaahh un bon vieux glaviot balancé sous les semelles du vieux réac pétainiste à tendance mormon canal jéhovah historique, que je viens de croiser dans la rue, et hop une belle journée s'annonce ! Il faut savoir se contenter de plaisirs simples dans la vie comme le disait mon regretté Pépé (les Pépés sont toujours regrettés).
Et surtout. Surtout ! Mes ami(e)s auditeurs et auditrices, restons positifs : il y aura toujours un élément solaire qui viendra égayer votre quotidien gris et morne.
Tsunami ! Guerres innombrables ! Violences au quotidien ! Nucléaire qui pête les plombs ! Gaz qui pête la facture ! Tout ceci n'est que broutilles et billevesées, il faut savoir raison garder ! Ainsi moi dont les poumons sont infectés depuis 3 semaines par un élément extérieur à ce corps si beau et si sain, qui fait l'envie de mes camarades Christophe & Christophe.
Je vois bien la jalousie dans leurs yeux à ces malheureux ! Mais ils doivent accepter leurs physiques, c'est ainsi.
Bref, moi qui n'ai toujours fumé que des produits bio venant du commerce équitable d'Afrique du Nord ou du Moyen Orient, je suis fort marri de me voir ainsi diminué dans mes capacités pulmonaires ; alors voilà je trouve une modeste compensation, ce petit rayon de soleil, ce petit rien dont je vous parlais plus haut : Le GLAVIOT ! Le MOLARD ! L'HUITRE ! Nommez le comme vous voulez et faites en profiter votre meilleur ennemi ! Avec l'espoir secret de la glissade malencontreuse et de sa suite inévitable : fracture du bassin !! Paf !! (LE CHIEN).
Mais assez parlé de moi, le Midnight Rambler est connu pour sa modestie naturelle (et son corps d'Apollon) ; aussi je vous rappelle, bande de mécréants, notre émission du 1er avril en direct des magnifiques studios de D4B, de 21h à 23h, avec cette formidable thématique : "nos maladies", pardon, "nos morceaux musicaux honteux que nous allons révéler à la face du monde libre et de la Corée du Nord".
LE COMING OUT D'ETAT DE CHOC !!!

Pour illustrer mes propos sur une hygiène de vie saine et équilibrée, admirons les "toxic twins" en 1977 : Tyler, Perry & Co, qui à l'époque sniffaient en coke l'équivalent du budget du Paraguay !
Et puis tiens, un bon p'tit film de ce cinéaste bien dans la veine d'Etat de Choc : Jim Jarmusch (Dead Man, Mystery Train) ; envoyez vous Ghost Dog !! Un tueur à gages samouraï, des mafieux ritals ringards, des pigeons voyageurs, des images du ghetto avec la bande son de R.Z.A. et du Wu Tang Clan, tout ce qu'on aime avant l'apocalypse!

Suivons ce sale clébard avec ce bon Rufus Thomas qui en 1965 nous balançait ce groove infernal comme on balance un bout de barbaque au clebs.

Enfin, pour terminer et annoncer la thématique du 1er avril, voici l'exemple canin du génie incompris et mal aimé qu'était Nino Ferrer ; il voulait être Noir, il y est resté une grande partie de sa vie et c'est pour cela que je l'aime.

Gil "ze midnight rambler glaireux"

mardi 8 mars 2011

Alors, comment Ska va ?





Salutatous ! A l'occasion de notre prochain rendez-vous le 18 mars prochain (le 139ème morbleu !), je voudrais personnellement profiter de notre tribune musicale bi-hebdomadaire pour vous rappeler au bon souvenir d'un courant musical, certes connu grâce aux succès des Madness, Specials, ou autre Selecter, qui ont connu leurs heures de gloire dans les années 80, mais qui mérite d'être mis en avant pour le plus grand plaisir de toutes les cages à miel fidèles afficionados d'Etat de Choc : le Ska !
Saviez-vous que ce style musical, rythmé à deux temps (comme ma mob), est originaire de la Jamaïque (d'où vient ma mob aussi !), au début des années 50 ? A l'époque, l'île, située au sud de Cuba, a pour capitale Kingston et dépend de l'Angleterre. La vie y est rude, les Noirs n'ont pas le droit de vote, la violence n'est pas rare et la religion est très présente.
Musicalement, plusieurs îles des Antilles font danser le peuple sur différents rythmes : le Merengue dominicain, le Kompa (dans l'oeil !) haïtien, le Calypso de Trinidad, le Zouk guadeloupéen (et curieusement, pas la bourrée auvergnate !)... En Jamaïque, c'est le Mento, composé d'influences européennes, bantoues et ouest-africaines. Les musiciens locaux jouent aussi du Slack, chansons paillardes qui font rire le public pour oublier que la vie est une dure lutte !
Ceux qui possèdent une radio peuvent capter les ondes de Wins, la radio américaine de Miami pour écouter du Rhythm'n'Blues et du Jazz. Les Jamaïcains des ghettos les mélangent avec les rythmes du coin, un son nouveau prend forme avec une basse plus puissante et une guitare syncopée et plus rapide, comme un avant-goût du Ska : le Shuffle.
La déferlante Rock'n'Roll s'abat sur l'île avec les Fats Domino et Little Richard pour un nouveau mélange qui forme un cocktail détonant : le Ska.
En 1960, les Noirs obtiennent le droit de vote, ce qui n'empêche pas les tensions de s'intensifier car ce droit n'est pas partout respecté. Le Ska se distingue et devient un genre à part entière. Certains affirment que le Ska est né du son que produit la façon sèche de plaquer des accords sur la guitare.
1962, c'est l'année de l'indépendance de la Jamaïque, non seulement territoriale, mais aussi musicale, car le Ska incarne maintenant l'identité de la nouvelle nation.
1964, c'est l'explosion avec le premier hit international "My Boy Lolipop". Les Rude Boys, jeunes voyous jamaïcains des ghettos, sèment la terreur, adoptent un nouveau look caractéristique : treillis militaires, pantalons pattes d'eph, t.shirts décolorés, badges, cheveux longs. La musique devient le seul moyen de se sortir du ghetto. Cette violence et cette hargne se ressentent dans le rythme de plus en plus frénétique du Ska, qui redevient soudainement très lent, annonçant les prémices du rocksteady. On raconte que le rythme s'est mis à ralentir à cause des vagues de chaleur de l'été 1964, les musiciens ne pouvant plus soutenir le rythme effrené que réclamaient les danseurs...
1966-1968 : la transition Rocksteady ; 1968-1974 : la révolution Reggae, qui s'appelait à ses débuts le "Streggae", ce qui désignait une fille facile qui s'offre à tous les hommes, terme abandonné car jugé trop péjoratif au goût des radios de l'époque.
Dans l'Angleterre des années 70, les Skinheads ont comme musiques emblématiques le Ska, le Rocksteady et le Reggae. En 1972, le Reggae moderne intéresse de plus en plus les premiers groupes Punk d'Angleterre, comme les Clash à partir de 1976.
En 1974, la forte communauté de Jamaïcains installés à Brooklyn mêle le Funk local au Dub, donnant une mixture ressemblant au Rap et au Hip-Hop.
Les années 60 qui ont enfanté du Ska jamaïcain refilent le bébé à l'Angleterre des années 80. En 1979, le Ska revient au goût du jour grâce au fondateur des Specials, Jerry Dammers, et son label Two-Tone. Le logo à la mode dans le petit monde du Ska, et bientôt dans le monde entier : le damier noir et blanc, symbole d'unité entre les Noirs et les Blancs.
1981 : Marley meurt le 11 mai. Les Blancs anglais s'empresseront de jouer eux aussi du Reggae comme UB40, Boy George et Culture Beat. Le continent africain s'y met aussi avec Alpha Blondy. En 1985, le son Reggae vire au Ragga, ce qui produira inévitablement de la House Music et de la Techno.
Le label Two-Tone, racheté par Chrysalis, s'effondre en 1985 mais le damier reste le symbole du Ska à travers le monde. Gaz Mayall le relance en 1986 avec 4 labels. Les concerts et les festivals de Ska se multiplient ; c'est l'époque cruciale du Ska Revival qui durera jusqu'en 1991.
C'est le Ska Revival qui installe définitivement le Ska dans les moeurs musicales. Citons en quelques-uns : The Toasters, Mighty Mighty Bosstones, The Trojans, 100 Mens, Ska-P ; et en France : La Ruda, Les Caméléons, Les Fils de Teuhpu, Marcel et son Orchestre, etc...

Ainsi donc, venez toutes et tous redécouvrir ces rythmes joyeux et pittoresques lors de votre 139ème numéro d'Etat de Choc et plus particulièrement, si la technique radiophonique de D4B n'est pas défaillante (on n'est jamais sûr de rien !), la période Two-Tone qui, encore une fois, ne rajeunira pas certains d'entre nous...

Que personne n'oublie non plus notre émission spéciale 1er avril (voir ou revoir les modalités dans les messages précédents).

The Bordercase

lundi 14 février 2011

A moi d'appeler au sang neuf : Phil puisque tu aimes le metal, on t'appellera Phil defer ! A part ça, l'idée d'un 1er avril sous le signe des musiques qu'on aime mais sans s'en vanter, je trouve ça excellent ! On a tous des plaisirs honteux. J'envisage un déluge de disco, prog chiant et hard à clavier. Je propose comme sponsors officiels Emerson Lake and Palmer. Pour la rubrique voyages, j'ai déjà en tête un type pas fréquentable qui a vendu des millions de bouquins (dont un certain cousin est surnommé l'agité du bocage). Vivement ze feurst of épril.

lundi 7 février 2011

En avril, ne te découvre pas d'un Phil !...



Nos auditrices et auditeurs voudront bien tolérer la liberté que je peux prendre avec l'orthographe ; car je souhaite, au nom d'Etat de Choc, adresser mes plus sincères remerciements, au Phil de l'eau par exemple, à notre ami Phil présent dans les studios de D4B vendredi 04 février dernier.
Ce Rock&Rollesque accompagnement, pendant votre 136ème émission, était tout simplement Phil...harmonique. Il en appelle d'autres, dans un avenir que nous espérons proche, même si nous pouvons paraître, parfois, sur le Phil du rasoir.
J'avais perdu le Phil de mes pensées, mais je l'ai retrouvé ! Par conséquent, je rends ici un hommage vibrant à tous les Phil de la voie du houblon sacré : Phil Lynott, Phil "Philty Animal" Taylor, Philanthrope, Philadelphie, Philatélie, Philippines, Philosophe,...
Notre quatuor se retrouve désormais avec un Phil à la patte et son idée de numéro spécial du 1er avril prochain, qui ne tenait jusque là qu'à un Phil, est une putain d'idée de Phil...ou, qu'il me faut soumettre sans tarder à vous tous auditrices et auditeurs fidèles de votre émission radiophonique préférée !
Nous vous invitons donc à partager cette idée diabolique, inPhiltrée dans nos esprits, de survoler, pendant ces deux heures consacrées au Poisson d'Avril 2011, "les morceaux honteux qu'on aime bien mais qu'on n'aurait jamais osé diffuser !..."
Et ben, on va le faire ! D'ici là, il y aura trois autres rendez-vous avec Etat de Choc ; ça vous laisse le temps à toutes et à tous de réfléchir à l'organisation du bal des Nazes, en soumettant vos suggestions musicales (je vous engage à rester anonymes, le cas échéant ; un coup comme ça, ça peut vous détruire une réputation !).

Et puis, quand même, avant de se lancer dans cette Phil...mographie de notre vie musicale et de ses petits "travers", ayons une pensée pour Gary Moore, parti rejoindre le paradis des gratteux.
Gary : n'oublie pas de passer le bonjour à Phil Lynott de ma part !...

The Bordercase


jeudi 6 janvier 2011

samedi 18 décembre 2010

Etat de choc : un conte de Noël permanent !




Les affreux d'Etat de Choc vous saluent bien bas juste avant les fastueuses agapes qui pointent le bout de leurs cuisses de ce que vous voudrez bouffer comme gibier à ces occasions...
En guise de chapelle ardente en souvenir de 2010, voici le conte de Noël de vos 4 énergumènes (histoire presque vraie...).
Les ignobles d'Etat de Choc étaient pourtant doués, d'après certains, des meilleures qualités du monde ; mais ils avaient cependant un bien vilain défaut, une horrible manie : ils levaient la patte n'importe où !
On n'avait jamais pu leur enseigner la propreté, et, eût-il été dans la grande salle d'honneur des Tuileries, ce quatuor démoniaque s'oubliait comme au coin d'un carrefour !
On avait tout fait pour tenter de les corriger de leurs oublis fâcheux : chaque fois qu'ils se permettaient une pareille inconvenance, on leur fourrait le nez dans le corps du délit.
Rien n'y faisait : ils étaient incorrigibles.
Un jour que Maître Censeur travaillait dans son cabinet, il vit arriver nos lascars qui le tirèrent doucement par sa robe de chambre, insistèrent, et, finalement, l'entraînèrent dans la salle à manger. Horreur ! Ces affreux s'étaient "oubliés" sous la table préparée pour recevoir vingt convives.
- "Comment, scélérats", s'écria Maître Censeur, "c'est pour me montrer cela que vous m'amenez ici... Vous mériteriez..."
Mais il n'eût pas, le fou rire le prenant, le courage de châtier les coupables de la manière habituelle.
Les rigolos zigotos, qui ne comprenaient rien à cette clémence, qui avaient pris conscience de leur crime, regardèrent un instant Maître Censeur avec stupeur... Puis, se retournant avec une sorte de désespoir héroïque, ils se plongèrent eux-mêmes trois fois de suite le nez dans leurs oublis !
Emu et surpris, Maître Censeur pardonna aux pirates d'Etat de Choc, et, désormais, fît semblant d'ignorer les dégâts particuliers causés par ces pauvres bêtes...

Pour la raison évoquée par ce joli conte de Noël, vous aurez, nous l'espérons en tout cas (de toutes façons, vous n'avez pas le choix !), l'infini plaisir de retrouver vos 4 accolytes les soirs de réveillons : le 24 décembre prochain étant le 133ème numéro de l'émission ; il sera donc rediffusée le 31.12 suivant.

Maître Censeur, merci à vous de nous laisser, à ces occasions hautement symboliques, la joie de programmer les morceaux suivants :

- Balavoine : ça vous la coupe, hein ?! (ce sera l'unique fois où vous pourrez l'écouter ici, avec Le Titre "Frappe avec ta tête").
- The Byrds, Blue Öyster Cult et Sum 41.
- Motörhead, avec un bon vieux morceau d'Ace of Spades, avant de retrouver quelques extraits du dernier album dès la reprise en 2011 !
- Pour nous accompagner dans la déconne : Oldelaf et monsieur D, Didier Super et Ultra Vomit.
- Un nouveau passage du dernier album de Neil Young.
- The Wizards from Kansas.
- Spécial bonus, grâce à notre "Midnight Rambler" : un hommage au mythique Black Sabbath ; hommage rendu (après avoir trop picolé ?!) par Bruce Dickinson associé à Godspeed, Megadeth, Primus avec Ozzy Osbourne (notre Père Fouettard préféré), Ozzy qu'on retrouvera également avec Therapy.

Une dernière chose, un dernier petit cadeau pour tous nos auditeurs et auditeuses fidèles (et même pour les autres) ! Venez vous faire plaisir en consultant avec gourmandise et avidité le tout récent fanzine (les puristes apprécieront !), "internetéisé" : Vivre à Troin ; bâti par les petites mains expertes d'un dangereux spécimen niortais, digne d'être décoré de la médaille Etat de Choc : le dénommé Eric L., lequel attend tout nouveau citroyen et toute nouvelle citroyenne à l'adresse suivante :

http://www.vivreatroin.fr

Voilà, on s'est tout dit, ou presque. 2010 se meurt (AArrrggghhh !) ; VIVE 2011 !

The Bordercase

dimanche 21 novembre 2010

Décalage horaire

Bonsoir les ami(e)s d'Etat de Choc !!
Une modification importante vient d'arriver dans le continuum spatio temporel à tendance variable inversée, qui sert d'hébergement à notre visite sur cette planète tous les vendredi soirs.
En effet désormais ce n'est plus de 21h30 à 23h30, MAIS de 21h00 à 23h00 que nous nous retrouvons pour communier ensemble autour du Saigneur Rauque n Roll.
Notez le bien et continuer à diffuser la bonne parole autour de vous !
A bientôt
et tiens en parlant de décalage horaire, apprèciez donc ce montage temporel et émotionnel autour de ce monument d'amour et de fraternité qu'est "stand by me"


Peace and Love
Gil "ze midnight rambler"

vendredi 29 octobre 2010

A l'Ouest, quoi de nouveau ?



Vous devez toutes et tous vous demander ce qu'il advient de nous, pauvres hères perdus dans l'animation de cette désormais mythique émission qu'est devenue au fil du temps Etat de Choc qui, telle la créature de Tonton Frankenstein n'est plus tout à fait sous contrôle ! Tiens, d'ailleurs, moi aussi je me demande si je suis réellement sous contrôle : si oui, tapez 1 ; sinon, tapez 2 ; mais, s'il vous plaît, monsieur le CRS, ne tapez plus sur la tête : j'arrête ici toute manifestation de mécontentement ou de désapprobation et me lance solennellement aujourd'hui au travail pour 20 ans de plus, dans la joie, la bonne humeur et la vénération de mes chefs !
Vous le savez peut-être, mais D4B s'est lancé dans une opération de relooking important ; à ce titre, vous l'avez peut-être remarqué aussi : les programmes sont un peu chamboulés ! Et bien, cela touche également votre émission, désormais mythique et favorite (l'ai-je déjà spécifié ?) puisque, dès ce soir, 29.10.2010, vous aurez droit à la rediffusion d'un ancien numéro (pas trop vétuste quand même !) ; vendredi prochain, 05.11, même punition ! Je me dis que, finalement, vous en avez de la chance, petites veinardes et petits veinards, vous êtes des privilégiés puisqu'ayant la chance de vous délecter les cages à miels de ces désormais collectors que sont les émissions d'Etat de Choc !
Toute l'équipe devrait revenir dans les studios, en direct, le 12 novembre prochain, pour le numéro 130, dans des locaux flambants neufs où roter et émettre quelques flatuosités vont être un vrai plaisir !

Christophe, vot' Bordercase !

mercredi 29 septembre 2010

High energy

Pour vous les ami(e)s d'Etat de Choc, voici trois groupes à découvrir !
Tout d'abord, dans le bouillonnement des sixties, apparurent "The Remains" formés en 1965 à Boston par Barry Tashian ; et en plus les filles dans le public étaient hyper sexy !! Non ?...


Ensuite, toujours à Boston mais en 1979, "The Lyres" fondés par Jeff "monoman" Conolly ; extrait d'un concert à Orléans en 1987, bordel je n'y étais pas !! Ecoutez le son de ce combo !!


Enfin, en 1980, "The Unknows" de Los Angeles avec ce frappé de Bruce Joyner en leader. Pour l'anecdote, Joyner était paralytique, borgne, et avait un caractère de cochon, mais cela peut se comprendre.


La caractéristique de tous ces joyeux lurons : être restés sincères et parfaitement inconnus tout en répandant autour d'eux des concerts à haute énergie avec l'aide du grand manitou Rock n' Roll.

Et pour accompagner ce magnifique trio musical, voici un extraordinaire trio visuel et littéraire :
En B.D, "Harv & Bob" de Harvey Pekard et Robert Crumb. On pourrait le comparer à un scénario de Bukowski mis en image, et pour cela le talent de Crumb est formidable ; une chronique amère et acerbe de "the american way of life".

En livre, "les gaietés de Russie" de Alexandre Zinoviev (éditions complexes, 1991).
En voici un extrait qui devrait vous mettre la vodka à la bouche !!! Et emmerder tous les donneurs de leçons et pisses froids moralistes de notre société !!

"J'ai été conçu le jour de la mort de Staline, ou plus exactement, le jour où elle a été rendue publique. Cela s'est produit en pleine nuit, bien sûr. Pendant la journée et en soirée mon père n'était pas trop porté sur la chose ; il se saoulait avec des amis tantôt pour noyer un chagrin, tantôt pour manifester sa joie. Cette fois-là, les deux motifs devaient sans doute se mêler, de sorte qu'il but deux fois plus que de coutume. Sinon il n'aurait pas pris la décision si inconsidérée de faire naître un ivrogne russe de plus. Ma mère craignait d'enfanter un monstre à cause de l'ivrognerie du père. Celui-ci la rassura : son propre père était un soulard et il l'avait aussi conçu en état d'ébriété. C'est une très ancienne tradition russe. L'ivrognerie est inscrite désormais dans nos gènes". (Déjà chroniqué dans Etat de Choc !)

Et, pour finir, un p'tit film pas dégueu : "zombie strippers" de Jay Lee avec Jenna Jameson (Oumph ! Oumph !) et Robert Englund (Yark ! Yark !).


Des strip-teaseuses infectées par un virus mutent en zombies et décuplent de fait non seulement leur appétit mais aussi leurs performances scéniques outrageuses ; motivées en plus par un Thénardier lubrique, libidineux, et sans scrupule, porté en roue libre par "Freddy" Englund ; que voilà un scénar qu'il est bon !!!! (Déjà chroniqué dans Etat de Choc). Et tiens, vous en reprendrez bien un dernier p'tit morceau pour la route ! Si, si, j'insiste !!!


Voilà, à part ça, toute la dream team d'Etat de Choc tient à vous remercier toutes et tous, anciens et nouveaux auditeurs(trices) pour vos commentaires, encouragements, sollicitations, etc, etc,.........
Merci encore, nous continuerons dans notre, euh comment dire, singularité, oui c'est cela, oui.

Gil "ze midnight rambler"

samedi 7 août 2010

C'est l'été, du lourd et du léger

Salam à vous tous et toutes !!!

Pourquoi lourd et léger ? Ben voilà : il y a quelques nuits je ne dormais pas et la température était lourde ; soudain, KAAPOWW !! CRRRIICHH !! VALAAMBAMMM !!! L'orage et le tonnerre de Zeus, ou qui vous voulez, écrasent et nettoient tout ce qui m'entoure et moi aussi du coup, moi qui, comme tout honnête insomniaque qui se respecte, rôdait dans les rues de Melle à la recherche d'une proie (vierge de préférence, ou en dernier recours une boisson affichant une tolérance minima de 40°).
Bref me voilà en train de m'essorer et de méditer sur la condition humaine face à l'adversité et à ses contrastes. Je retourne dans ma caverne et me plonge au hasard de la fièvre qui me tourmente dans mes archives, et là : KAAPOWW !! CRIICHH !! VALAAMBAMM !!(oui je me répète un peu) Je tombe sur des ouvrages qui vont m'aider à surmonter cette épreuve.





Tout d'abord du lourd : Ludwig WITTGENSTEIN, né en Autriche le 26 avril 1889, 6 jours après un certain Adolf Hitler ; ils ont fréquenté le même lycée à Linz. L'un est devenu la représentation du mal incarné et l'autre lutta toute sa vie contre la folie et le suicide avec pour seule arme la logique et l'éthique. Devenu philosophe, WITTGENSTEIN a été décrit tantôt comme un saint, tantôt comme un monstre, tantôt comme un génie ; on prétend même que son grand oeuvre n'est pas l'unique livre qu'il à écrit, "le tractatus logico-philosophicus", mais plutôt le suicide de son ancien camarade de classe et de sa compagne Eva Braun. Ludwig WITTGENSTEIN est un des philosophes les plus dérangeants que je connaisse, et aussi l'un des plus captivants. En 1998 est paru aux Presses Universitaires de France (PUF) un excellent livre, "L'enquête de WITTGENSTEIN" par Roland Jaccard, trouvez le !!!



Maintenant du léger ! laissez moi vous conter un petit texte de Pablo Neruda, immense poète chilien (1904-1973)
corps de femme, blanches collines, cuisses blanches
l'attitude du don te rend pareil au monde
mon corps de laboureur sauvage, de son soc
a fait jaillir le fils du profond de la terre.

mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime.
corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme
ah, le vase des seins ! ah, les yeux de l'absence !
ah, roses du pubis ! ah, ta voix lente et triste !

corps de femme, je persisterai dans ta grâce.
ô soif, désir illimité, chemin sans but !
courants obscurs où coule une soif éternelle
et la fatigue y coule, et l'infinie douleur.

Magnifique, non ? Et bien vous le retrouverez avec des centaines d'autres dans "L'anthologie de la poésie érotique, friandises verbales de l'antiquité à nos jours" de ce génie du patrimoine culturel français, Pierre PERRET, et c'est paru chez NIL Editions en 1995, trouvez le !!.


Enfin pour finir une vidéo qui est lourde dans l'interprétation et la symbolique des images, mais dont l'accompagnement sonore est malgré tout plein de joie et d'optimisme tel un gospel du vieux sud.





Voilà ! C'est pas parce qu'on est sur la plage qu'on ne doit pas s'instruire un peu, merde alors !!!

Gil "ze midnight rambler"